Village situé à quelques 8 kilomètres à l’ouest de Strasbourg, possède une histoire plus que millénaire : en effet, on y atteste l’existence d’une église, dès l’an 805...
Village situé à quelques 8 kilomètres à l’ouest de Strasbourg, possède une histoire plus que millénaire : en effet, on y atteste l’existence d’une église, dès l’an 805.
Cette histoire ne brille pas des feux de la gloire, mais qu’importe ! Elle est celle de la grande famille que forme la chaîne des générations ayant sur le plan individuel comme sur le plan collectif des heures de joie et de souffrance.
Dans un album de famille millénaire, certaines pages ont jauni au point d’être devenues indéchiffrables ; d’autres – les premières surtout – sont manquantes. Ce qui reste vaut cependant la peine d’être feuilleté.
Le blason actuel du village
Ce sont exactement les armoiries que portaient au XVIIe siècle les barons d’Elsenheim, anciens seigneurs d’Achenheim et d’Oberschaeffolsheim, telles qu’on peut les voir sur le sceau de Jean Henri d’Elsenheim en 1664. Les proboscides sont en héraldique le synonyme de trompes d’éléphant.
En réalité ce terme est impropre pour le blason de notre commune, car selon J.B. Rietstap (Armorial Général, t.Ier, Berlin 1934 p.608) les Elsenheim, famille bavaroise, reçurent en 1437 des armoiries qui se lisent : « partie d’or et de sable, à cornes de buffle, de l’un à l’autre ».
Ces armoiries originelles, portées par les Elsenheim jusqu’au XVIIe siècle, ont été données à la commune d’Achenheim par la Commission d’héraldique. En 1645, lors de leur élection au rang de barons du Saint Empire, leurs armoiries ont été améliorées ainsi : « écartelé aux 1 et 4 comme ci-dessus ; aux 2 et 3 de gueules à un loup assis d’argent celui du 3 contourné (d’or) à un aigle de sable brochant sur les écartelures » (Rietstap).
Une divergence subsiste entre le texte publié par Rietstap et celui adopté par la Commission d’héraldique d’après le sceau de Jean Henri d’Elsenheim. Il est probable que le graveur de ce sceau a mal interprété le dessin fourni par son client et qu’il a vu des renards rampants à la place des loups assis, et des proboscides à la place des cornes de buffle. Cette erreur du XVIIe siècle s’est perpétuée jusque dans les armoiries d’Oberschaeffolsheim.
Sommaire